Appel aux Etats Membres

La perspective d’atteindre une solution pacifique et démocratique à la question kurde en Turquie est menacée. L’escalade de la violence pose des risques sévères à la stabilité de la Turquie comme du Moyen-Orient. Nous savons combien la lutte des Kurdes est un espoir en Syrie et en Irak pour ceux qui recherchent une solution démocratique, laïque, féministe et écologique pour la région dans son ensemble.

La résistance kurde à Kobané, dans laquelle les femmes sont particulièrement impliquées, en est un exemple, comme le sauvetage de dizaines de milliers de Yézidis au Mont Sindjar et la protection des minorités vivant dans la région.

En agissant ainsi, les Kurdes ont été à l’avant-garde d’une lutte déterminée contre Daesh, et ont aussi soutenu toutes les forces locales et internationales qui font partie de cette lutte. Personne ne peut dénier le rôle du PKK et des organisation kurdes syriennes à cet égard.
La Turquie fait aujourd’hui face à une flambée de violence qui étouffe toute idée d’un processus de paix et affaiblit le combat contre Daesh. L’Union européenne représentée par la Haute Représentante pour la Politique étrangère et de sécurité commune, mais aussi le Conseil européen, l’ONU et les Etats-Unis ont déjà appelé à la paix en Turquie.
Mais le gouvernement turque continue d’exploiter la liste de proscription comme une excuse pour affirmer “Nous ne pouvons nous rencontrer et négocier avec une organisation terroriste.” La proscription du PKK bloque donc la voie à l’établissement de la paix, du dialogue et des négociations et renforcent ceux qui veulent la guerre en Turquie en affaiblissement ceux qui veulent la paix.
Ce ne sont pas les seuls aspects négatifs de la proscription. Elle facilite aussi la violation des droits de l’Homme et permet la restriction de la liberté de conscience et de la presse. Comme conséquence de cette proscription, des milliers de personnes et tout spécialement des médias en Turquie sont menacés aussi bien au plan intérieur qu’extérieur.
C’est à cause de ces dangereux développements que la proscription du PKK doit être revu d’une façon urgente.
Nous, les parlementaires signataires, demandons au Conseil de l’Union européenne que cette liste soit révisée et que le PKK soit enlevé de la liste des organisation terroristes proscrites.

 

Les parlementaires signataires:
ALBIOL GUZMAN Marina, ANDERSON Martina, AUKEN Margrete, BOVÉ José, BOYLAN Lynn, CARTHY Matt, CHOUNTIS Nikolaos, CHRYSOGONOS Kostas, COUSO PERMUY Javier, DE MASI Fabio, DELLI Karima, DURAND Pascal, JOLY Gro Eva, ERNST Cornelia, HADJIGEORGIOU Takis, HAUTALA Heidi, IGLESIAS Pablo, JADOT Yannick, KARI Rina Ronja, KONEČNÁ Kateřina, KUNEVA Kostadinka, LAMBERT Jean, LE HYARIC Patrick, LOPEZ BERMEJO Paloma, LÖSING Sabine, MALTESE Curzio, MARAGALL Ernest, MASTALKA Jiri, MAVRIDES Costas, MÉLENCHON Jean-Luc, MINEUR Anne-Marie, PAPADAKIS Demetris, PAPADIMOULIS Dimitrios, RANSDORF Miloslav, RIVASI Michèle, SAKORAFA Sofia, SCHOLZ Helmut, SCOTT CATO Molly, SEBASTIA Jordi, SKRLEC Davor, SPINELLI Barbara, STAES Bart, SYLIKIOTIS Neoklis, TERRICABRAS Josep-Maria, THEOCHAROUS Eleni, URBAN CRESPO Miguel, URTASUN Ernest , VALERO Bodil , VALLINA DE LA NOVAL Angela Rosa, VANA Monika, VIEGAS Miguel, ZIMMER Gabriele, ZUBER Inês

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